État des lieux sur téléphone : ce que prépare l’appli Baily
Baily, future application de gestion locative, prépare un état des lieux photo hors connexion, signable de 3 façons, avec comparaison entrée/sortie.
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Baily, future application de gestion locative, prépare un état des lieux photo hors connexion, signable de 3 façons, avec comparaison entrée/sortie.
Photo Jakub Żerdzicki / Unsplash
En bref
Faire l’état des lieux pièce par pièce sur son téléphone, photos comprises, puis le signer sur place : c’est le parti pris de Baily, une application de gestion locative en construction qui sortira d’abord sur Android. Sa page d’accueil résume l’idée en deux phrases : « Les autres outils gèrent votre comptabilité. Baily gère votre relation locataire. » À mon avis, l’état des lieux montre le mieux ce que ça change, parce que c’est le document qu’on ressort le jour où l’on rend la caution.
Parmi les quatre situations que Baily décrit sur sa page, une parlera à tous les bailleurs : « L’état des lieux se discute un an après. » La trace sur le mur, c’était une photo quelque part dans le téléphone. Il faut la retrouver, prouver sa date, puis discuter de la caution. Franchement, le problème vient rarement de la photo elle-même. Il vient de l’endroit où elle est rangée.
La réponse de Baily tient en une idée : le bailleur et le locataire travaillent au même endroit. L’application prévoit sept fonctions, de l’invitation du locataire à la sortie du bien. Chacune a deux vues, une pour le bailleur et une pour le locataire. Selon la page, c’est ce qui la distingue des outils de gestion classiques.
Côté calendrier, Baily annonce le lancement sur Android, avec une version iPhone ensuite, sans date fixée pour l’instant. Aucune souscription n’est ouverte à ce jour. Le bon réflexe, si l’outil vous intéresse : demander dès maintenant à être averti du lancement. C’est sans risque : « Aucune carte bancaire. Aucun engagement. Un seul email, le jour du lancement. »
Concrètement, on fait le tour du logement téléphone en main. Le texte de présentation le formule ainsi : « Pièce par pièce, vous photographiez et annotez depuis votre téléphone, même sans connexion internet. » Selon sa page, l’état des lieux de Baily, photos comprises, peut se faire hors ligne. Le document attend la signature, puis le PDF arrive : « Le PDF est généré directement après la signature. »
Le format numérique est prévu par les textes. Selon le décret n° 2016-382 du 30 mars 2016, qui fixe les règles de l’état des lieux des résidences principales, il est « établi sur support papier ou sous forme électronique » et remis à chaque partie « en main propre ou par voie dématérialisée ».
Ce même texte liste ce que l’état des lieux doit contenir : la date, l’adresse du logement, le type d’état des lieux (entrée ou sortie), l’identité des parties, le cas échéant les relevés des compteurs d’eau ou d’énergie, et, pour chaque pièce, « la description précise de l’état des revêtements des sols, murs et plafonds ». Le décret admet aussi que des images complètent le document. Avec Baily, les photos ont donc toute leur place dans l’état des lieux. Avec Baily, on photographie et on annote chaque pièce depuis son téléphone, même sans connexion, et le PDF est généré après la signature.

Les compteurs ont aussi leur place dans Baily : l’application prévoit un suivi des relevés, à côté de l’état des lieux. C’est pratique, parce que le relevé fait partie des mentions prévues par le décret dès qu’il y a des compteurs individuels.
Trois façons de signer l’état des lieux et l’inventaire sont prévues. Premier cas, le locataire signe électroniquement depuis son propre espace. S’il n’utilise pas Baily, il signe sur le téléphone du bailleur. Dernière option, un exemplaire imprimé, que le bailleur reprend ensuite en photo.
C’est, selon moi, le point le plus réussi : la page prévoit une signature « sur le téléphone du bailleur si le locataire n’utilise pas Baily ». Un locataire qui n’aime pas les applications signe du doigt sur l’écran du propriétaire. Celui qui préfère le papier signe sa feuille. Et celui qui a rejoint le bien avec son code signe chez lui, tranquillement.
Baily répond d’ailleurs clairement à la question qu’on lui pose : le locataire n’est pas obligé d’installer l’application, « et cela ne vous empêche pas d’utiliser Baily ». Le bailleur peut tout gérer seul, et le locataire rejoint l’espace commun quand il le veut. S’il le fait, l’application est gratuite pour lui.
L’état des lieux avec Baily, étape par étape
1. Photos
Pièce par pièce sur le téléphone, avec annotations, même hors connexion.
2. Signature
Au choix : électronique depuis l’espace du locataire, sur le téléphone du bailleur, ou sur papier repris en photo.
3. PDF
Généré directement après la signature.
4. Comparaison
À la sortie, entrée et sortie côte à côte, changements repérés automatiquement.
D’après les pages de Baily, lues le 1er novembre 2026.
Le jour du départ, Baily met les deux documents côte à côte et repère tout seul les changements d’état et les quantités manquantes. Pour un meublé, l’inventaire se fait en même temps que l’état des lieux, et la comparaison relève les écarts d’états et les quantités manquantes.
Cette comparaison automatique met côte à côte l’état des lieux d’entrée et celui de sortie. Ses termes sont nets : les états des lieux d’entrée et de sortie doivent « permettre la comparaison ». L’état de sortie mentionne aussi la date de l’état d’entrée et les évolutions constatées depuis.
Elle a aussi des effets très concrets. Service-Public, dans sa fiche sur le dépôt de garantie vérifiée le 9 juin 2026, rappelle que le délai de restitution dépend de l’état des lieux de sortie : un mois au maximum s’il est conforme à celui d’entrée, deux mois sinon. Ce délai court à partir du jour où le locataire rend les clés.
Le saviez-vous ?
Les règles actuelles de l’état des lieux sont en vigueur depuis le 1er juin 2016. Dès le départ, le décret n° 2016-382 du 30 mars 2016 a prévu la forme électronique. Il autorise aussi à compléter le document par des observations et des images. Prises au téléphone, les photos ont donc leur place dans le document lui-même.
Source : décret n° 2016-382 du 30 mars 2016, Journal officiel du 31 mars 2016 (Légifrance).
Baily ne gère que des appartements ? La réponse est un « Non » sans détour. La page cite la maison, l’appartement, le studio meublé, le garage, le box, le terrain et le local commercial, colocations comprises : « tout se gère de la même façon ». Un bailleur qui loue un deux-pièces et un box dans la même rue a donc un seul outil et une seule méthode.
Le modèle prévu est simple aussi. Toutes les fonctions sont dans toutes les offres, gratuite comprise. C’est écrit noir sur blanc : « Aucune fonction n’est réservée aux formules payantes. » Dans ce modèle, seul le nombre de biens fait varier le tarif. L’offre gratuite couvre un premier bien, avec toutes les fonctions. Les tarifs envisagés au-delà sont affichés sur la page comme non définitifs, et aucun paiement n’est demandé à ce jour.
Baily ne cherche pas non plus à remplacer votre tableur ou votre logiciel de comptabilité. Il le complète, sur la partie qui fatigue le plus selon sa page : les relances, les allers-retours, les documents qu’on cherche. À mon sens, c’est la bonne façon de s’en servir : le tableur ou le logiciel de comptabilité pour les chiffres, Baily pour la relation avec le locataire.
Tout commence par la création du bien. Baily génère alors un code de huit caractères pour chaque locataire. Vous le transmettez comme vous voulez : par SMS, sur le bail, de la main à la main. Ce code est personnel, à usage unique et valable 30 jours. Il suffit au locataire de le taper dans l’application, et vous êtes reliés. Autre possibilité : renseigner son adresse email. Quand il ajoute une location dans l’application avec une adresse vérifiée, Baily recherche les locations qui correspondent.

Dès lors, l’espace devient commun : messages, documents, quittances, des deux côtés. Le bail, l’attestation d’assurance et les diagnostics y sont rangés, au lieu d’être répartis entre un mail de 2021, un dossier du PC et une armoire. La messagerie intégrée remplace l’enchaînement d’appels, de SMS et de WhatsApp. Et la quittance se fait toute seule : dès que vous validez le paiement du loyer, Baily la génère en PDF et la met à disposition du locataire.
Je vous conseille de commencer par là si vous voulez voir la logique avant le lancement : le site propose déjà un générateur de quittance de loyer en PDF. Ce générateur est gratuit, sans inscription ni email, et fonctionne dans le navigateur : « Vos informations ne quittent jamais votre navigateur. » Le site publie aussi des guides sur la location, rédigés d’après les textes officiels, dont un sur la mise en location d’un bien.
Le code d’invitation peut se transmettre par SMS, sur le bail ou de la main à la main ; il est personnel, à usage unique et valable 30 jours.
Elle est encore en construction. Baily annonce un lancement sur Android, puis une version iPhone, sans date fixée pour l’instant. Une inscription permet d’être averti du lancement par un seul email, sans carte bancaire ni engagement.
Non. Deux solutions existent sans l’application : signer sur le téléphone du bailleur ou sur un exemplaire imprimé repris en photo. S’il rejoint le bien avec son code, il signe électroniquement depuis son espace. L’application est gratuite pour lui.
Oui. D’après le décret n° 2016-382 du 30 mars 2016, il est établi sur papier ou sous forme électronique et remis à chaque partie en main propre ou par voie dématérialisée. Des images peuvent le compléter.
Non. Toutes les fonctions sont dans toutes les offres, gratuite comprise. Seul le nombre de biens gérés change d’une formule à l’autre, et l’offre gratuite couvre un premier bien.
Sources
Baily, page d’accueil, générateur de quittance, page « À propos » et guides (bailyapp.fr), lus le 1er novembre 2026.
Décret n° 2016-382 du 30 mars 2016 fixant les modalités d’établissement de l’état des lieux, Journal officiel du 31 mars 2016, Légifrance, consulté le 1er novembre 2026.
Service-Public, fiche « Dépôt de garantie » du locataire, vérifiée le 9 juin 2026, consultée le 1er novembre 2026.
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